Le plan épargne retraite : Un trésor méconnu

plan épargne
Le taux de remplacement du salaire préoccupe les actifs qui anticipent leur retraite. La question est d'actualité alors que l'âge du départ à la retraite anime les débats dans la société française. Sachant que le taux de remplacement du salaire diminue au fil des générations, les actifs pensent déjà à leur niveau de vie à la retraite. Pour anticiper cette baisse de revenu, il vaut mieux cotiser dès maintenant. C'est à ce stade qu'intervient le PER. Ce PER pour jeunes encore méconnu des actifs présente de nombreux avantages.

Les origines et le fonctionnement du PER

Disponible depuis 2019, le PER ou « plan d'épargne retraite » est un produit d'épargne qui remplace les anciens plans. Il peut prendre trois formes :
  • PER individuel qui succède au contrat Madelin et au PERP.
  • PER d'entreprise collectif qui se substitue au Perco.
  • PER d'entreprise obligatoire qui remplace le contrat article 83.
À noter que les épargnants qui sont déjà inscrits sur les autres plans peuvent les transférer sur un nouveau PER. Le PER individuel s'adresse à tous les profils, qu'ils soient demandeur d'emploi, salarié ou entrepreneur. Son avantage est qu'il n'existe pas de contraintes liées à l'âge lors de sa souscription. C'est pourquoi il est considéré comme le plan épargne retraite pour les jeunes. La gestion du PER individuel revient généralement à des professionnels. Entre autres, ils s'occupent de la répartition du capital sur des actifs et de la fiscalité.

Le succès des PER après leur lancement

Deux ans après leur lancement en 2019, les PER rencontrent déjà du succès auprès des épargnants. La preuve, les cotisations représentent plus de la moitié des retraites supplémentaires en 2021. Souhaitant une vie confortable en fin de carrière, les Français sont nombreux à être séduits par les contrats de retraite supplémentaire. La hausse de 27 % des cotisations en 2021 atteste de cette tendance, soit 19,9 milliards d'euros collectés. Le développement des nouveaux produits PER est en rapport avec cette tendance. Chez les dispositifs individuels, 73 % des cotisations proviennent du PER individuel. Chez les dispositifs collectifs, 65 % du montant cotisé sont associés au PER collectif. Les PER individuels représentent désormais 40 % des cotisations globales avec 8 milliards d'euros. Les PER collectifs d'entreprise sont de 11 % avec 2,2 milliards d'euros.

Les avantages méconnus du PER

Entre l'inflation, la baisse des revenus et les réformes successives, le contexte actuel rappelle plus que jamais la nécessité de mieux préparer sa retraite. Selon France Stratégie, le pouvoir d'achat des retraités a diminué de 7 % durant la décennie 2010. De plus, le passage à la retraite est marqué par une baisse conséquente des revenus, notamment chez les personnes qui ont disposé de meilleurs salaires en fin de carrière. C'est à ce niveau que le PER intervient, afin d'amortir cette baisse. Dans ce contexte, le cotisant effectue un versement à son rythme et aucun montant minimal ne lui est imposé. Un autre avantage méconnu du plan d'épargne retraite concerna la réduction du revenu imposable. À noter que le PER n'offre pas automatiquement une réduction d'impôt, il permet une déduction fiscale. Par ailleurs, l'avantage fiscal de l'épargnant n'est pas soumis au plafonnement des niches fiscales à 10 000 euros. Cependant, le revenu imposable minimum est plafonné chaque année au même titre que les PERP et Madelin. Toutefois, l'intéressé peut verser une cotisation au-delà du plafond de déductibilité. Dans ce cas, il bénéficie d'une fiscalité plus légère à la sortie du plan. Le PER pour jeunes offre également des modalités de sortie flexibles. L'épargnant peut choisir entre des versements fractionnés ou en une seule fois du capital, un versement sous forme de rente pour se constituer un revenu sur le long terme, une sortie hybride mélangeant le capital et la rente. Ainsi, certaines personnes qui disposent déjà une retraite confortable peuvent utiliser le capital pour s'acheter un bien immobilier. D'autres préfèreront un complément de revenus mensuels. Enfin, la loi a prévu plusieurs situations permettant à l'épargnant de débloquer son capital :
  • décès du cotisant ;
  • invalidité de deuxième ou troisième catégorie du cotisant ou d'un membre de son foyer ;
  • cessation d'activité non salariée ;
  • surendettement ;
  • expiration des droits au chômage.
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